Bénir le roi de l’univers?

photo_bible en live judaÏsmesSavez-vous ce que signifie l’expression « bénir le roi de l’univers« ? Comment pouvons-nous « bénir Dieu« ? Ne devrait-on pas plutôt dire « louer Dieu« ? Certaines expressions employées par l’Ancien Testament semblent complexes à comprendre et un détour par la pensée hébraïque s’avère bien utile! Diana Schärer animera une journée -ouverte à tous – d’introduction aux judaïsmes à Tavannes (BE, Suisse) le 6 mai 2017. Elle nous livre ici quelques clés de compréhension.

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La Bible trouve-t-elle sa place dans nos cultes?

bible-01Dans nos milieux, la Bible est utilisée surtout comme source de lecture individuelle et base des prédications lors de nos cultes. Nous oublions à quel point la lecture de l’Écriture a été importante dans le culte tout au long des siècles : lecture et écoute commune. Il n’est pas rare qu’on entende plus de lectures bibliques lors d’une messe catholique que dans un culte évangélique. Nous qui nous disons fondés sur la Bible, le sommes-nous vraiment ?

Le récit biblique, du premier chapitre de la Genèse jusqu’au dernier de l’Apocalypse, constitue la collection écrite du travail créatif et rédempteur de Dieu en Jésus-Christ à travers l’histoire. En tant que disciples de Jésus, nous affirmons être les témoins de Dieu dans le monde, et que la Bible, notre « livre saint », est le témoignage écrit des actes salvateurs et de la révélation de Dieu, ainsi que du mystère de son éternel amour pour toute sa création. Dans les mots de l’Écriture, nous trouvons la source consignée et le soutien de notre foi, l’histoire de l’alliance divine de Dieu avec son peuple. Cette alliance est proclamée et représentée dans et à travers la louange. Les paroles bibliques n’ont jamais cessé de constituer la base de la foi des croyants, et une fenêtre qui s’ouvre sur le Royaume de Dieu en marche vers sa plénitude à la fin du temps. Elles forment le cœur et l’histoire de notre identité de peuple, et fournissent les fondements de nos communautés en nous donnant « une perspective commune sur la réalité »[1]. Manifestement, l’écoute de cette histoire doit être favorisée chaque fois que les croyants se réunissent pour rendre un culte au Seigneur. Les paroles bibliques établissent la norme et le modèle de la louange acceptable à Dieu, ainsi qu’une vie de disciple fidèle et obéissante. Elles stimulent la participation individuelle et collective à la mission de Dieu. Les mots bibliques, lus, dits et enseignés en assemblée, sont essentiels pour former le peuple de Dieu et pour édifier l’Église. Lorsque le langage utilisé pour la louange n’est plus en lien étroit avec la Bible, lorsque l’Écriture tombe en désuétude dans la louange collective, l’une des sources principales de la révélation de Dieu tombe sur le bord du chemin et, en même temps, entraîne avec lui son peuple.

Les paroles de l’Écriture sont souvent des paroles de louange. Lorsqu’elles sont utilisées efficacement, elles permettent de révéler la vérité, l’amour et la volonté de Dieu. Les adorateurs fidèles sont appelés à assimiler ces réalités individuellement et collectivement, mais non pas pour leur seul profit. A la fin de chaque culte ils sont envoyés dans le monde pour partager la vérité et l’amour de Dieu au moyen de leur foi et vie de disciple. En effet, Dieu a choisi un peuple d’alliance non seulement pour qu’il le loue et cherche à lui ressembler, mais aussi pour qu’il devienne une source de bénédiction pour toutes les nations.[2]

Pour se conformer à l’appel de Dieu, pour parvenir à la fidélité, l’Église a besoin d’une louange authentiquement biblique. La véritable louange évangélique, celle qui nous transforme et nous conduit à refléter notre foi par la mission et la vie de disciple, est facilitée dès lors que la parole écrite et/ou dite de Dieu et de son travail salvateur sont remémorés, racontés, et sincèrement « écoutés ». Si ce n’est pas le cas, les croyants, membres réunis du corps du Christ, risquent de perdre non seulement la raison pour laquelle ils se rassemblent pour rendre un culte à Dieu mais aussi leur identité en tant que son peuple. Justement, une meilleure utilisation de la Bible lors de nos cultes nous aide à éviter cet écueil. Les paroles et les récits bibliques jouent un rôle essentiel afin de nous aider à nous souvenir de qui nous sommes en tant que peuple, d’où nous venons et où nous allons. De plus, l’Écriture constitue non seulement une autorité pour la doctrine, mais aussi pour l’éthique, la relation de l’Église avec la société et sa politique.[3] Bien utilisés lors du culte, les mots bibliques contribuent à construire des communautés du Royaume.

L’Écriture régule la forme et la raison de la respiration liturgique/cultuelle et de notre réponse collective à la fidélité et à l’amour inconditionnel de Dieu. C’est pour cette raison que ses paroles ne doivent jamais être considérées comme secondaires ou seulement comme base de la prédication. La répétition constante et sous formes variées de l’Écriture grave les fondations historique, théologique et pratique de notre foi dans nos cœurs. Selon Henri Nouwen, nous ne pouvons pas vivre sans le récit des Écritures, car sans lui nos propres histoires individuelles perdent leur unicité. Les individus perdent de vue la signification de leur rôle participatif dans la « Grande Histoire » de Dieu, et par conséquent, « demeurent de petits individus avec de petites préoccupations qui vivent de petites vies et meurent de petites morts ».[4] L’Écriture raconte l’histoire du projet de Dieu comme une continuité dans laquelle nous, aujourd’hui, en tant qu’acteurs, possédons des rôles déterminants dans le scénario. Le monde peut toujours paraître comme le devant de la scène, mais en tant qu’acteurs dans le drame de l’histoire de l’humanité, le « rôle » que nous jouons est appelé à être façonné par la Parole de Dieu. De plus, ajoute Stanley Hauerwas, les chrétiens croient que Dieu a promis de leur parler à travers l’Écriture. Il est dès lors essentiel que l’Église, corps du Christ, écoute ses mots encore et encore car un souvenir « exact » et une vie fidèle sont intimement liés[5]. Quand nous lisons ou écoutons l’Écriture ensemble, notre concept de Dieu et de ce qu’il attend de nous s’en trouve élargi, notre mémoire collective en est consolidée, et notre identité de peuple de Dieu renforcée.

Dès l’origine, nos ancêtres, les anabaptistes, considéraient la Parole de Dieu comme la source d’autorité de leur foi chrétienne et de leur pratique du culte. Les paroles de la Bible étaient l’aliment de base de leurs rassemblements. L’Écriture était l’air qu’ils respiraient. L’autorité et la puissance de l’Écriture étaient telles qu’ils étaient prêts à affronter et la torture et la mort pour avoir le droit de la lire et de l’interpréter chez eux et dans leur rassemblements. Ils voyaient la prolongation de la présence de Jésus dans le temps et dans l’espace dès qu’ils entendaient la Parole de Dieu pendant le culte. L’appel essentiel : que ces paroles s’incarnent dans un style de vie à la suite du Christ.

Et nous? Nos assemblées ont-elles perdu leur passion pour l’écoute commune de l’Écriture lors du culte ? Des mots de vérité pour lesquels tant de croyants étaient prêts à mourir sont délaissés comme bagage inutile, remplacés par des commentaires des uns et des autres qui cherchent à être « pertinents ». Comme si la conscience chrétienne était devenue tellement insensible aux Écritures, que nous avons du mal à imaginer que leur contenu puisse contribuer de manière significative au culte et à la vie de tous les jours. Pourtant, il s’agit de la Parole de Dieu, une histoire du monde, de son origine, de son sens, de son destin. Cette Parole cherche à nous inscrire dans cette même histoire, dans le projet de Dieu. La question est maintenant devant chacun et chacune, et devant chaque assemblée. A nous de juger… Un tel verdict ne devrait pas nous laisser indifférent. Y a-t-il lors de nos rassemblements un étrange silence de l’Écriture ?

Suggestions pour l’utilisation des textes bibliques pendant le culte : Voir les dossiers de Christ Seul des Éditions Mennonites, Paroles et prières pour le culte (sous dir. Silvie Hege, 3/2014), Dieu au centre (Janie Blough, 3/2013) et les « Ressource bibliques pour le culte »

[1] Robert Taft, SJ, Beyond East and West: Problems in Liturgical Understanding (Washington, D.C. : The Pastoral Press, 1984), 128.

[2] David Peterson, Engaging with God : A Biblical Theology of Worship, 159.

[3] Confession of Faith in a Mennonite Perspective (Scottdale, PA. : Herald Press, 1995), 24.

[4] Henri J. M . Nouwen, With Burning Hearts : A Meditation on the Eucharistic Life (Maryknoll, N.Y. : Orbis Press, 1994), 48-49.

[5] Stanley Hauerwas, Unleasing the Scripture : Freeing the Bible from Captivity to America   (Nashville : Abingdon Press, 1993), 36.

« N’y a-t-il plus de baume en Galaad ? N’y a-t-il plus de médecin ? » (Jr 8.22)

6a0128766b08a8970c0154343a2e4a970cCe cri du cœur du prophète Jérémie – face à la crise de la déportation vécue par son peuple – m’interpelle aujourd’hui… Galaad était une région du pays d’Israël, située au nord-est du Jourdain, connue pour ses aromates avec lesquels on faisait des baumes qui servaient à la guérison. En appeler au baume et aux médecins de Galaad, concrètement, c’est poser la question s’il reste quelque part, dans ce pays, dans ce monde, quelque chose ou quelqu’un qui pourra apporter au moins une certaine guérison et donc aussi soulager la souffrance.

Cette question, si l’on pense – entre autres – à la fameuse « crise des migrants », ne se pose-t-elle pas aussi à nous, qui nous disons chrétiens ? Nous qui savons en particulier que la guérison dont le monde a besoin n’est pas que physique, mais aussi spirituelle, ne nous est-il pas donné, demandé, d’apporter un peu de « baume » dans notre monde déchiré par la souffrance ?

Mais comment ? Sans prétention à l’exhaustivité, je partage plusieurs éléments de réponse possibles.

  • Être présent, d’abord. Ne pas fuir, ne pas nous réfugier dans notre petit monde paisible et tranquille où nous nous sentons plus ou moins en sécurité, en attendant d’ « aller au ciel » ! Nous vivons dans un monde qui souffre et c’est notre devoir d’y être présents.
  • C’est cette présence qui nous permettra de témoigner au monde de notre amour pour lui. Par des gestes concrets, qui ne doivent pas forcément être grandioses, mais simplement sincères. Il s’agit de faire pour celui qui souffre ce que nous pouvons faire pour lui, ce qui est dans nos capacités. Ne méprisons pas les petits gestes, ne pensons pas que « ça n’en vaut pas la peine ». Ne nous laissons pas gagner par ce sentiment que nous éprouvons parfois que le geste, la parole de solidarité, sont inutiles et dérisoires : pour celui ou celle qui les reçoit, ils ne le sont jamais. Parfois, nous ne pourrons rien faire d’autre que prier… Soyons alors de ceux qui persévèrent dans ce domaine, sans nous laisser arrêter même si nos prières nous semblent petites, dérisoires.
  • Je crois encore que nous devons veiller à ne pas nous laisser entraîner par les discours faciles, stigmatisant, les amalgames que pratiquent certains médias et politiques, qui visent davantage à nous faire avoir peur de ceux que nous sommes appelés à aider et peut-être à accueillir. C’est aussi cela, être du « baume de Galaad » : faire l’effort de discerner les choses le plus justement possible, malgré leur complexité (qui est réelle), et ne pas nous faire les porteurs de discours ou de pensées qui nous éloignent (et éloignent d’autres) de la pratique du bien.
  • Devrions-nous nous préparer à participer, à aider à l’accueil de ces « migrants » ou réfugiés ? J’ai été interpelé récemment lors d’une réunion par une prière qui allait dans ce sens. Je me dis qu’il y a peut-être au moins une préparation mentale à faire. Certains sondages montrent que ce qui nous empêche le plus d’accueillir, dans nos pays, c’est la crainte que cela pourrait entraîner une baisse de notre niveau de vie… Si nous n’avons jamais réfléchi à ces questions, si nous ne nous sommes jamais demandé si nous pourrions peut-être vivre toujours relativement bien avec (un peu) moins, il est fort probable que si nous sommes un jour sollicités, nous ne bougerons pas. Nous ne pourrons pas tout faire, c’est vrai, mais ferons-nous ce que nous pouvons faire, même s’il doit nous en coûter ? C’est peut-être aujourd’hui le moment de réfléchir sérieusement au rapport que nous entretenons avec nos biens…
  • Je pense enfin que nous sommes appelés à être ce « baume de Galaad » par notre annonce de l’Évangile, qui est la solution au problème spirituel de ce monde. Nous croyons en un Christ qui a vaincu les forces du mal et de la souffrance, un Christ qui peut guérir, un Christ qui peut restaurer les vies brisées. Est-ce que ce n’est pas là tout particulièrement notre rôle, comme chrétiens, d’annoncer ce Christ ? Et si c’était, comme le suggèrent quelques voix, une « chance » que Dieu amène jusque dans nos pays des hommes et des femmes qui n’auraient peut-être jamais eu dans leur pays l’occasion d’entendre parler de Christ ? Des hommes et des femmes souvent brisés, qui ont besoin de guérison et de restauration, physique, mais aussi et surtout spirituelle ? C’est là que nous chrétiens pouvons tout particulièrement être de ce « baume de Galaad ». Autrement dit, il y a peut-être des enjeux bien plus vastes que ceux que nous imaginons à cette « crise des migrants », des enjeux qui se situent au-delà de ce que nous voyons avec nos yeux. Ce ne serait pas la première fois, en tous cas, que Dieu utilise une tragédie de ce monde pour « bousculer » son peuple quelque peu endormi… Le corps du Christ que nous formons saura-t-il se montrer à la hauteur de sa tâche ? Nous ne pouvons que l’espérer, par la grâce de Dieu, tout en réfléchissant à la manière dont nous pouvons au mieux nous y préparer.

Notre monde ne va pas très bien, c’est un fait… Puissions-nous ne pas nous habituer, ne devenir ni indifférents ni défaitistes, mais être de celles et ceux qui pourront – par leurs actes et leurs paroles – lui apporter au nom du Christ un peu de ce « baume de Galaad » dont il a tant besoin !

Oui aux réfugiés chrétiens, non aux musulmans?

TURKEY-Syria-conflict-militaryDevant l’afflux de réfugiés de Syrie, d’Irak ou d’ailleurs, l’idée suivante fait son chemin : oui à l’accueil de réfugiés chrétiens, non à l’accueil de réfugiés musulmans. La Slovaquie a officiellement pris position en ce sens. Des maires de France et des politiciens suisses également. Ils évoquent les arguments suivants : les chrétiens sont plus menacés que d’autres au Moyen-Orient ; ils s’intègrent plus facilement chez nous ; c’est une manière d’être sûr qu’il ne s’agit pas de « terroristes déguisés » ; il faut limiter le nombre et l’influence des musulmans pour que nos pays restent chrétiens ou de tradition judéo-chrétienne.

Si l’on réfléchit en tant que chrétien, il me semble que ce discours se trompe profondément. Pour les raisons suivantes.

Raisons christologiques et éthiques

Celui que les chrétiens confessent comme Seigneur a été lui-même, avec ses parents, exilé loin de son pays de naissance et accueilli comme réfugié en Égypte. Il pose la compassion (Mt 5.7) comme un des fondements de son royaume. La parabole du Bon Samaritain fait d’un étranger, d’un hérétique, d’un homme méprisé, le modèle de cette compassion envers un blessé juif, alors même que les juifs passant par là n’étaient pas intervenus. Un peu comme si aujourd’hui Jésus disait aux chrétiens qu’ils n’ont pas secouru les chrétiens, mais que des musulmans le font. Du coup, comment peut-on refuser de secourir les musulmans aujourd’hui ?

De manière générale, si nous percevons les réfugiés musulmans comme des ennemis, l’enseignement de notre Maître devrait nous inciter à les aimer, à prier pour eux, à dépasser l’amour de réciprocité entre chrétiens pour l’étendre à un amour complet envers tous (Mt 5.43-48).

Une parole de l’apôtre Paul permet de résumer la position de l’Église primitive : « Pendant que nous en avons l’occasion, œuvrons pour le bien de tous, en particulier pour la maison de la foi. » (Ga 6.10). Agir pour le bien commence certes par les chrétiens (afin que ce qu’ils disent se vérifient entre eux d’abord et pour montrer la voie à suivre), mais sans exclusive : « pour le bien de tous ». Tous.

La doctrine de la création, qui fait de chaque être humain en vie un être en image de Dieu, sans distinction aucune (le récit décrit l’origine, avant l’existence d’une différence entre juifs et païens), exige de sauver et de traiter toute vie humaine de manière égale.

Raisons historiques et ecclésiologiques

Les protestants ont connu la persécution, la fuite, l’exil et le refuge dans divers lieux. Les anabaptistes et les mennonites devraient avoir cette réalité chevillée à leur ADN. Ils ont très souvent été accueillis comme réfugiés. Comment voudrions-nous être traités si nous devions fuir aujourd’hui ?

Refuser d’accueillir des réfugiés musulmans en invoquant l’argument de nos pays chrétiens, c’est lire la Bible comme si Jésus n’était pas venu : les chrétiens n’ont pas de territoire à garder, ils sont étrangers partout – ou n’importe où chez eux. L’Église internationale est leur « maison de foi » – pas un territoire. C’est l’erreur du constantinisme (fusion de l’Église et de l’État) dont on constate les restes ou les résurgences.

Ici et là-bas

On ne peut donc légitimer au nom de la foi chrétienne de refuser l’accueil de réfugiés musulmans. Leur présence peut être une difficulté ou une chance pour nos pays. Leur intégration est à travailler, par eux, par nous, par les autorités. Nos manières de les voir jouent sur nos manières d’être en relation et sur leur intégration. Chrétiens, notre accueil témoignera davantage du Christ que notre rejet.

Et il faut prendre en compte les causes et le contexte de cette crise de réfugiés irakiens et syriens. Le contexte : le régime syrien actuel provoque beaucoup plus de victimes que Daech (80 % par le régime syrien sur un an) ; les pays voisins accueillent beaucoup plus de réfugiés que nos pays (1 habitant sur 4 au Liban est un réfugié). Les causes : certains gouvernements musulmans du Moyen-Orient, de qui les gouvernements occidentaux s’entichent, sont les champions de la déstabilisation de la région, pour renforcer leurs intérêts propres ; l’invasion de l’Irak (basée sur un mensonge) en 2003 et sa gestion ont concouru au renforcement de l’islamisme radical.

Nos pays ont une responsabilité par rapport à la situation au Moyen-Orient. Ils devraient faire pression sur leurs riches alliés musulmans pour également accueillir des réfugiés. Chrétiens, même si protestants ou évangéliques, l’appel du pape François, adressé à chaque paroisse, d’accueillir des réfugiés (sans distinction) devrait résonner dans nos cœurs et dans nos Églises… Quitte à devoir partager nos richesses et réduire notre train de vie.