Le paradoxe de la conversion

À la question « qu’est-ce qu’un chrétien ? », les évangéliques répondront : « quelqu’un qui a vécu une expérience de conversion ». La conversion est l’étape d’un « choix personnel et d’un engagement individuel »[1] dont découle naturellement un baptême d’adulte.  L’accent est placé sur la réponse humaine personnelle qui est vue comme un choix individuel qui touche tous les domaines de la vie : l’intellect, les émotions,  la perception du sens de la vie et la vie relationnelle. En se convertissant, le chrétien fait le choix d’entrer dans une relation privilégiée et réconciliée avec le Dieu de Jésus-Christ mais aussi dans une communauté de foi : l’Église. Dans les milieux évangéliques, cette expérience est celle qui garantit l’authenticité de la foi : un chrétien converti est considéré comme un « vrai chrétien » par opposition à ceux qui s’identifient au christianisme uniquement en tant que tradition religieuse. Cette conversion peut être l’expérience de personnes qui ont grandi dans les milieux chrétiens, mais aussi de personnes extérieures, avec ou sans autre religion, qui ont été touchées par le message de l’Évangile.

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