Violence: Quelle voix pour les Églises de paix?

Interpellés par les nombreuses situations de violence à travers le monde, des organismes de formation mennonites en Europe[1] ont invité des représentants, des experts et des étudiants mennonites européens à discerner ensemble de manière renouvelée ce que pourraient être la vocation et la voix des Églises de paix au milieu de ces temps troublés et troublants. Des personnes engagées dans le mouvement œcuménique ont aussi apporté leur contribution, en particulier des représentants du processus Becoming a Church of Just Peace de l’Evangelische Landeskirche du pays de Bade (Allemagne), du Conseil œcuménique des églises (Commission pour les affaires internationales), et du réseau européen Church & Peace.

Nous faisons face aujourd’hui au plan mondial à la montée de ce que l’on appelle « l’état islamique », à la situation dramatique en Syrie et en Irak, aux actes violents de groupes tels que Boko Haram au Nigéria, à un génocide éventuel à Myanmar (Birmanie), à une nouvelle guerre civile au Burundi et à la guerre permanente en République Démocratique du Congo, à un conflit violent plus proche de nous dans l’Est de l’Ukraine, ainsi qu’au sort tragique voire à la mort de réfugiés innombrables en route vers les pays européens. Les institutions politiques internationales et les gouvernements nationaux européens ne semblent pas en mesure de trouver et de mettre en œuvre les mesures nécessaires en vue d’une situation de paix juste pour tous, ni d’offrir la protection aux plus vulnérables.

Au cours des derniers mois, certaines Églises et des médias séculiers ont invité les mennonites à partager leur vision sur cette situation actuelle – à partir de la perspective particulière des Églises de paix. Les participants au Symposium ont réagi de manières diverses à ces invitations. Nous percevons le besoin de tester à nouveau et de clarifier entre nous en quoi et comment nous pouvons apporter notre contribution à cette conversation, en plus des nombreuses activités pratiques dans lesquelles nous sommes déjà engagés. Y a-t-il une sagesse et une perspective particulières que nous partageons ?

[1]          Amsterdam Center for Religion, Peace and Justice Studies Doopsgezind Seminarium, Université libre d’Amsterdam (NL) ; Arbeitstelle Theologie der Friedenskirchen, Université d’Hamburg (D) ; Centre de Formation du Bienenberg (CH) ; Centre Mennonite de Paris (F).

Le fruit des discussions et des rencontres du symposium est disponible au téléchargement sur le site du CeFoR Bienenberg.

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